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Francesca Polizzi : une ȃme indépendante !

Ma chère Francesca , parlez-moi de vous, de vos origines, de vos études, de votre enfance !

<<J'ai toujours été une petite fille très active et énergique, je n'étais jamais du genre à rester toute la 

journée enfermée à la maison. J'ai toujours fait beaucoup de sport. Déjà à l'âge de 8 ans j'ai commencé à jouer au volley-ball et  ce jusqu'à l'âge de 20 ans. Je suis née et ai vécu dans un magnifique quartier plein de verdure à la périphérie de Rome. Je jouais également souvent au football dans la cour avec les garçons du quartier, et j'étais la seule fille.

Et pourtant je les dépassais en taille depuis plusieurs années! Avec eux, j'étais à l'aise, j'étais en fait comme un garçon moi-même, et beaucoup d'entre eux m'ont vue grandir depuis le plus jeune âge.

À l'école, la situation était tout à fait différente : à l'école primaire, j'étais petite fille tapageuse qui se souciait peu des pensées des autres. Les choses ont définitivement changé au cours de la période du primaire, quand les enfants ne sont pas encore assez mûrs pour se faire leurs propres idées et ont tendance à suivre celles de la grande majorité. A 13 ans je portais déjà la taille 44/46 sans n'avoir jamais eu de problèmes majeurs de complexes. C'est par-contre à partir du lycée que j'ai commencé à prendre conscience d'être physiquement différente de mes compagnons, au-delà de la taille normale (en fait, j'ai toujours été la plus grande ), mais j' ai toujours remarqué que, pour des raisons que je n'arrivais pas comprendre, cette différence de taille changeait l'approche que mes amis avaient pour moi de même que pour les autres filles qui me ressemblaient. Étant à un âge où on n'a pas encore développé tout type de jugement indépendant ou avec un minimum de maturité,il était évident que le comportement de mes camarades de classe était dicté par ce qu'ils ont vu et entendu à la télévision ou dans les journaux,  alors je me suis mise, disons, pour m'écarter moi-même, étant aussi immature, à mon tour, et ne réalisant pas vraiment la raison de leur comportement, je décidais alors de m'enfermer dans un petit groupe d'amis, que je continue à suivre et ce depuis des années. Cependant, j'ai toujours tendance à me sentir mal à l'aise entourée par tant de gens. Plus tard, j'ai suivi des études classiques et bien que mes amis se soient  progressivement calmés avec leurs opinions et comportements différents, disons que ma tendance à l'isolement était maintenant tout de même établie. J'avais peu d'amis, mais de très bons, je me suis toujours trouvée très bien comme cela, et je continue d'appliquer encore aujourd'hui cette méthode.

Comment êtes vous devenue mannequin? Par quelle chemin? A-t-il été difficile de faire face aux autres mannequins d'un tout autre type?

Je ne voulais pas être un mannequin comme adolescente, je ne savais même rien de l'industrie "curvy" et je pensais même être très loin de pouvoir en être capable. Tout a commencé complètement par hasard, quand, à 16 ans, je posais pour ma première séance photo, en fait pour ma meilleure amie comme cadeau de Noël. Cependant, pour un certain nombre de raisons, elle n'est pas venue au studio, cette fois-là. Je n'avais alors pas eu d'autre choix que de faire les prises moi-même. Deux choses  m'ont impressionnées ce jour-là: le naturel et l'aisance avec laquelle je me déplaçais sur le plateau, en dépit du fait que ce soit la première fois et ne sachant pas grand chose au sujet des poses et de l'expression, pour ensuite me rendre compte, peut-être pour la première fois dans ma vie, d'être une belle fille. Non pas de me sentir «différente» de celle que j'étais avant, mais plutôt grâce au personnel du studio qui avait réussi à faire ressortir la beauté qui était en moi, et à la mettre en valeur. Tel était mon bonheur et ma satisfaction qu' après ce travail, je me suis sentie l'envie d'essayer d'aller plus loin. Pendant  les 3 ou 4 premières années, ma «carrière», même si ce n'était  pas vraiment une carrière, fut un désastre, uniquement  parce que, ayant un physique plus rond que l'image classique de «modèle», je ne pouvais pas trouver ceux qui m'utiliseraient . Je me promenais d'un organisme à l'autre à Rome, m'entendant toujours dire la même chose: "vous avez à perdre du poids, nous n'engageons pas de modèles si grasses" réponses auxquelles je me suis habituée peu à peu : ne jamais jeter l'éponge. A Rome, le curvy n'existait pas (et, malheureusement, n'existe pas encore aujourd'hui), je ne pouvais donc pas me présenter à un casting, je n'oublierai jamais le regard de certains collègues de tailles standards, à se demander ce que je faisais là avec eux, mais cela me souciait très peu . A Rome, j'ai fait encore beaucoup d'expériences, grâce à des photographes, des marques et des collaborations auxquelles j'étais intéressée par leur diversité, les gens essayaient de me soutenir et de me faire aller de l'avant et voilà pourquoi je me considère très chanceuse. La véritable percée est venue quand pour la première fois je suis allée à Milan, je n'y habitais pas encore, mais on sentait dans l'air que l'atmosphère y était radicalement différente. Et c'est à Milan, en fait, que j'ai, à mon grand plaisir, découvert le monde curvy, pour qui, parfois, nous sommes encore trop maigres !! Je me suis alors représentée ,faisant parler de moi, avec un enthousiasme différent, parce que cette fois il y avait quelqu'un pour me donner la possibilité de me hisser au niveau professionnel, je parle de blogueurs importants, photographes, de marques et plus. C'est dans cette merveilleuse ville que progressivement et avec persévérance et à force de volonté , j'ai pu me construire l'image que je montre fièrement aujourd'hui et j'ai encore beaucoup de chemin encore à parcourir.

Comment réagissez-vous aux prototypes classiques proposés par les passerelles, les médias? Et était-ce difficile de se démarquer?

C 'est un parcours vraiment très complexe. Malheureusement, ce que beaucoup de filles ne parviennent pas à reconnaître est que les médias, la publicité et les grandes maisons de mode jouent sur le manque de sûreté de soi de la grande majorité des gens pour vendre. Il n'y a rien de plus subtil que de faire de l'argent sur les gens faibles, car psychologiquement parlant, les gens essayent de vous bombarder de produits que vous n'avez pas les moyens de vus acheter. Bombarder les filles de messages qui établissent une norme de beauté parfois presque impossible à atteindre par la plupart d'entre elles, ne fait rien d'autre que de les amener à désirer de plus en plus un certain type de produits. C 'est un véritable bras de fer psychologique entre la société et le marché de la mode, où pour l'instant, c'est ce dernier qui gagne. Réagir contre ces stéréotypes de beauté est beaucoup plus difficile que vous pourriez le penser; il faut beaucoup d'indépendance mentale, et la capacité d'aller à contre-courant. Émerger pour moi fut compliqué; comme je le disais, à Rome on n'a jamais été considérées comme professionnelles, et même maintenant beaucoup de gens trouvent qu'il est difficile d"y associer le mot «mannequin», je ne les blâme pas, ils ont toujours grandi avec une idée de modèle très différente de celle que je représente . Peut-être même que ce qui me donne la chance de faire mon chemin est précisément ce message que je tente de transmettre à toute personne qui décide de me suivre. J'essaie de donner une aide concrète à représenter plus une icône de la pensée, qu'uniquement le côté "factice" du modèle, si je peux me permettre de m' exprimer ainsi!

Quelles sont les personnes qui vous ont le plus aidée ?
Je ne cesserai jamais de remercier le personnel du studio photo où j'ai fait ma première séance photo à 16 ans. Avec certains d'entre eux, je garde encore une excellente relation, et nous continuons à rester en contact professionnellement. Ces gens, avec le styling, le maquillage, la coiffure ( d'ailleurs le tout très simplifié, car c’était ma première expérience) n'ont pas changé quoi que ce soit de moi, n'ont pas changé mes caractéristiques, ils n'auraient pas pu "construire" quelqu'un d'autre, mais simplement ont amélioré tous mes points forts, ont mis en valeur une beauté à laquelle je ne pensais pas, car personne  jusque-là ne m'avait dit, que d'avoir un corps différent, cela demandait de le traiter de façon tout aussi différente. La "mise en valeur" de soi-même est devenu mon leitmotiv, j'essaie de transmettre ce message chaque jour à travers ma page et mon blog.

Quelle est la position qu'ont pris vos parents par rapport à votre parcours?

C'était certainement un chemin particulier, mais j'ai toujours obtenus d'excellents résultats scolaires, et je continue encore en parallèle mes études universitaires ici à Milan; Je ne veux pas manquer d'opportunités pour l'avenir, donc en 2 mots, j'espère réussir dans mes deux chemins en parallèle pour le futur. Ma famille en a toujours été très fière.

En tant que mère d'une fille de près de 20 ans, qui se sent toujours inadéquate, trop grosse, qui, souvent, ne mange rien ... .. qu'auriez-vous envie de dire à toutes ces adolescentes qui vivent constamment ce dilemme (moi y compris!)?

Souvent, nous rejetons la responsabilité de certains comportements d'automutilation sur des personnalités publiques, des publicités dans les magazines ou d'agents, qui véhiculent un certain type de messages peu cohérents (la recherche de la minceur est l'exemple le plus frappant que je puisse donner ). Je suis de l'idée qu'une grande partie de la responsabilité revient directement aux destinataires de ces messages; si le public avait l'habitude de penser par lui-même et réussissait à créer un équilibre entre l'émulation et le respect de soi, de nombreux problèmes ne se poseraient pas... en fait, je pense que la réponse réside dans la capacité de l'individu d'avoir sa propre indépendance, et quelque chose qui lui permette de filtrer les entrées, afin que ce soit positif, qui lui permette de s'améliorer. Quant à celles qui se moquent de leur concurrente pour des raisons physiques, je tiens à souligner qu'elles sont les premières à être victimes de ces situations, sont les premières à avoir des complexes avec elles-mêmes. C'est un signe très clair qui caractérise ces personnes non indépendantes mentalement et qui parlent pour les autres, qui se croient les maîtres de marionnettes du jeu dont elles sont elles-mêmes gouvernées. Ce qu'il faut c'est être en mesure de construire une personnalité si forte et solide pour ne pas avoir besoin des opinions des autres pour se sentir très bien. 

C 'est un processus très difficile, surtout si on n'a jamais été habituée à l'entreprendre; l 'idée de se faire entrer dans la tête est que vous ne pouvez pas vous traiter de la même façon que vous le feriez si aviez différentes tailles ou formes, ou lignes, et le résultat est frustrant! Se comprendre est la première étape, puis passer à l'acceptation et à l'amour de son propre corps; de cette façon vous pouvez vous gérer sainement, et si vous décidez de changer quelquechose, vous le feriez pour vous-même, et non pas parce que quelqu'un vous l'a imposé de l'extérieur.

La féminité peut-elle aller au-delà du physique? Grâce à quoi?

Pour répondre à cette question, j'insisterais sur l'idée de raffinement et de sensualité qui généralement s'approprient à une figure féminine, je pense plutôt que chaque femme devrait tendre la main à leur diversité et leur propre caractéristiques personnelles, les faire émerger et de les rendre disponibles à d'autres. Cependant, ce que je pense qui fait de nous femmes est quelque chose qui va au-delà de l'esthétique, c'est la capacité de persévérer et de surmonter les obstacles auxquels nous sommes confrontées avec une telle force et vigueur insurmontable, allant de l'avant dans nos choix quotidiens de la vie comme si nous n'avions jamais été rejetées, comme si nous n'avions jamais eu  de déceptions. Voilà ce qui fait de nous des femmes.

En quoi êtes vous actuellement engagée?

Je suis au centre de l'organisation d'un grand projet, en collaboration avec le magazine pour lequel j'écris, et que je souhaite développer au niveau international; je ne veux pas aller dans les détails par pure superstition, je dis seulement que c'est ma façon personnelle d'aller à la rencontre de mes ''followers'' ainsi que toutes les autres filles qui souhaitent se joindre à cette petite aventure, en essayant de leur transmettre concrètement mon message. En attendant, je suis chaque jour confrontée à des expériences professionnelles différentes, et bientôt je partirai  pour une nouvelle expérience professionnelle à Chicago, où j'ai en vue différents programmes de shootings et de publications, ainsi que de merveilleuses vacances.

Quels sont vos rêves pour l'avenir?

À l'heure actuelle, comme je l'ai mentionné plus tôt, je continue mon travail de mannequin en parallèle avec l'enseignement universitaire. Si d'abord ce travail, je le considérais seulement comme une petite expérience passagère, au fil des années, et avec le développement et la croissance à laquelle cela m'a conduite, j'ai fais mûrir la nécessité de porter à bien les deux routes. Donc, j' espère à l'avenir réussir et d'atteindre mes buts, visant toujours le plus haut niveau, et d'atteindre les objectifs que j'ai mis en place sans aucun regret sur mon passé. Croisons les doigts!

Merci beaucoup Francesca  !  Nous attendons les nouveautés !


Texte original en italien.

Carissima Francesca , mi parli di se , delle sue origini , dei sui studi , della sua infanzia.

Sono sempre stata una ragazzina molto attiva ed energica, non ero il tipo da rimanere la 

giornata chiusa in casa. Ho sempre fatto molto sport, all’età di 8 anni ho cominciato a 

giocare a pallavolo ed ho continuato fino ai 20. Sono nata e vissuta in un bel quartiere verde nella periferia di Roma, giocavo spesso a calcio nel cortile condominiale con i ragazzi del vicinato, ero l’unica femminuccia, 

eppure li ho superati in altezza per diversi anni! Con loro mi trovavo bene, ero alla fine una specie maschietto anche io, e molti di loro mi avevano visto crescere fin da piccola.

A scuola la situazione era abbastanza diversa. Alle elementari ero ancora una ragazzina scalmanata che poco si curava dei pensieri altrui, la cosa è decisamente cambiata nel periodo delle medie, momento in cui i ragazzi non hanno ancora la maturità necessaria per formarsi una propria idea, tendono quindi a seguire quella della massa. A 13 anni portavo già una taglia 44/46 e pur non avendo mai avuto grossi problemi di autostima, è proprio dalle medie in poi che ho cominciato ad accorgermi di essere fisicamente diversa dai miei compagni, al di là dell’altezza (sono infatti sono sempre stata la più alta della classe), ma ho sempre notato che, per motivi che non riuscivo a comprendere, questa differenza di taglia cambiava l’approccio dei miei compagni nei  confronti miei e delle altre ragazze simili a me. Essendo ad un età in cui non si è ancora sviluppato alcun tipo di giudizio indipendente o un minimo di maturità, era ovvio che il comportamento dei miei compagni fosse dettato da quanto  vedevano in tv o sui giornali, tuttavia io stessa ho cominciato, diciamo, ad autoemarginarmi, essendo anche io immatura a mia volta, non comprendendo a pieno il perchè del loro comportamento, ho preferito chiudermi in un piccolo gruppo di amicizie, che ho continuato a coltivare per anno. Tutt’ora tendo a sentirmi a disagio circondata da tante persone. Ho frequentato successivamente gli studi classici e sebbene i miei compagni si fossero mano mano placati con i giudizi e comportamenti differenti, diciamo che la mia tendenza all’isolamento si era ormai consolidata. Avevo pochi amici, ma ottimi, mi sono sempre trovata più che bene in questo modo, che continuo ad applicare ancora oggi con la scelta delle amicizie.

Com’è diventata modella ?  Con quale percorso ? E’ stato difficile confrontarsi con le modelle che seguivano tutt ‘altro genere ?

Non ho mai voluto fare la modella da adolescente, non ero a conoscenza neppure del settore  “curvy” e non avrei mai neppure lontanamente pensato che ne sarei stata capace. Tutto èiniziato tutto per caso, quando a 16 anni ho posato per il mio primo servizio fotografico, in realtà indirizzato alla mia migliore amica come regalo di Natale, lei però, per una serie di motivi, non si era presentata in studio, a quel punto non avevo diversa scelta che scattare io da sola. Due cose mi sono rimaste impresse di quel giorno: la naturalezza e la disinvoltura con cui mi muovevo sul set, pur essendo la prima volta e non conoscendo nulla sulla posa e l’espressione, e il riconoscermi, forse per la prima volta nella vita, come una bella ragazza. Non in quanto “diversa” da come fossi prima, ma grazie allo staff dello studio che era riuscito a tirar fuori la bellezza che era in me, e a valorizzarla. Tanta è stata la felicità e la soddisfazione che, successivamente a quel servizio, sentivo la  voglia di provare a farne altri. Per i primi 3 o 4 anni la mia “carriera”, anche se di carriera non si trattava, è stata un Disastro, proprio perchè, avendo un fisico più robusto rispetto alla classica icona di “modella”, non riuscivo a trovare chi mi rappresentasse. Vagavo da un’agenzia all’altra di Roma, sentendomi dire sempre le stesse cose: “devi dimagrire, nessuno ingaggerebbe una modella grassa” risposte a cui mano mano mi sono abituata, senza mai gettare la spugna. A Roma il curvy non esisteva (e purtroppo non esiste tutt’oggi), non potevo presentarmi ad alcun casting, non dimenticherò mai lo sguardo di certe colleghe taglia standard, come a chiedersi cosa stessi facendo lì assieme a loro, ma anche di questo non me ne sono mai curata più di tanto. A Roma ho comunque fatto molta esperienza, grazie a fotografi, brand ed associazioni a cui interessava questa mia diversità, persone che cercavano di supportarmi e di portarmi avanti, e per questo mi ritengo molto fortunata. La vera svolta è avvenuta quando per la prima volta mi sono recata a Milano, non mi ero ancora trasferita, ma si sentiva nell’ariache l’atmosfera era radicalmente diversa. E’ proprio a Milano infatti che ho, con mia grande gioia, scoperto il mondo curvy, per il quale, alle volte, sono addirittura eccessivamente magra!! Ho cominciato quindi a ripropormi, a raccontare di me, con un entusiasmo diverso, in quanto questa volta c’era qualcuno disponibile a darmi l’ opportunità di impormi a livelli professionali, parlo di importanti blogger, fotografi, brand e quant’altro. E’ proprio in questa meravigliosa città che, gradualmente e con perseveranza e forza di volotà, sono riuscita a costruirmi l’immagine che con tanta fierezza sfoggio in questo momento, e di strada da fare ne ho ancora tanta.

Come si fa a reagire contro i classici prototipi proposti  dalle passerelle , dai media? E’ stato difficile emergere ?

E’ un percorso davvero molto complesso. Purtroppo quello che molte ragazze non riescono a riconoscere è che i media, la pubblicità e le grandi case di moda, giocano proprio sull’isicurezza della massa per vendere. Non c’è nulla di più subdolo che fare soldi sulle paturnie delle persone, dato che psicologicamente parlando, la gente cerca ciò che non può avere. Bombardare le ragazze di messaggi che impostano un canone di bellezza alle volte quasi irraggiungibile dalla maggior parte di loro, non fa altro che portarle a desiderare di più un certo tipo di prodotto. E’ un vero e proprio braccio di ferro psicologico, fra la società e il mercato della moda, in cui per ora, quest’ultimo sta avendo la meglio. Reagire contro questi canoni è molto più difficile di quanto si possa pensare; c’è bisogno di molta indipendenza mentale, e capacità di andare contro corrente. Emergere per me è stato complicato; come ho detto, a Roma non sono mai stata considerata professionista, e ancora adesso molte persone fanno fatica ad associarmi al termine “modella”, non gliene faccio una colpa, sono sempre cresciuti con un’idea di modella ben diversa da quella che io rappresento. Forse ciò che mi sta dando la possibilità di farmi strada è proprio il messaggio che cerco di trasmettere a chiunque decida di seguirmi. Cerco di dare una mano concreta e rappresentare più un’icona di pensiero, piuttosto che un semplice “manichino”, se mi passa il termine!

Quali sono state le persone che l’hanno  aiutato di più ?

Non potrò mai smettere di ringraziare lo staff dello studio fotografico in cui ho scattato il mio primo servizio a 16 anni. Con alcune di loro ho mantenuto un rapporto ottimo, e continuiamo a tenerci professionalmente in contatto. Quelle persone, con lo styling, il trucco, l’acconciatura (per altro tutto molto semplificato, dato che era la mia prima esperienza) non hanno cambiato nulla di me, non hanno modificato le mie caratteristiche, non mi hanno reso qualcun altro, ma semplicemente hanno valorizzato tutti i miei punti più forti, hanno tirato fuori una bellezza che io non credevo di avere, perchè nessuno fino a quel momento mi aveva in qualche modo fatto notare, che avendo un corpo diverso, lo avrei dovuto trattare in modo altrettanto differente. La “valorizzazione” di se stessi è ormai diventata la mia parola chiave, cerco di trasmettere questo messaggio ogni giorno attraverso la mia pagina e il mio blog.

Che posizione hanno preso i suoi genitori nei confronti del suo percorso ? 

Si tratta di certo di un percorso particolare, ma l’ho sempre accostato a ottimi risultati scolastici, e tutt’ora lo seguo parallelamente agli studi universitari quì a Milano; non mi sto facendo mancare le precauzioni per il futuro, insomma, spero di poter unire i due percorsi nel futuro. Di questo i miei sono sempre andati molto fieri. 

In qualità di madre di una figlia di quasi 20 anni , che si sente sempre inadeguata , troppo grassa , che spesso non mangia ….. cosa si sentirebbe di dire a tutte le adolescenti e non che vivono questo costante dilemma (io compresa !) ?
Spesso si scarica la responsabilità di certi comportamenti autolesionisti delle persone  sui personaggi pubblici, o le pubblicità sulle riviste o chi per loro, che trasmettono un certo tipo di messaggio costante (la ricerca della magrezza è l’esempio più palese che io possa fare). Io sono dell’idea che una grande porzione di responsabilità vada affidata direttamente ai destinatari di questi messaggi; se il pubblico fosse abituato a pensare con la propria testa e riuscisse a creare un equilibrio fra emulazione ed amor proprio, molti problemi non si porrebbero...credo infatti che la risposta sia nella capacità del singolo ad avere la propria indipendenza, cosa che gli permetterà di filtrare gli imput, seguendo solo ciò che c’è di positivo, potendo così migliorarsi. E per quanto riguarda coloro che deridono il prossimo per ragioni fisiche, mi piace far presente che essi sono i primi ad essere vittime della situazione..sono i primi ad avere complessi nei confronti di se stessi. Si tratta di un chiaro segnale di persone non mentalmente indipendenti, che parlano per la massa, che fanno il gioco dei burattinai da cui sono governati. Quello di cui bisogna essere capaci è di costruirsi una personalità talmente resistente e consolitata da non bisogno del giudizio degli altri per stare semplicemente bene. E’ un percorso molto faticoso, specie se non si è mai stati abituati ad intraprenderlo; l’ idea da farsi entrare in testa è che non si può trattare se stessi allo stesso modo di come ci si tratterebbe se con taglie o forme o linee differenti, il risultato è frustrante! Capirsi è il primo passo, per poi passare all’accettazione e all’amore per il proprio corpo; a questo modo ci si potrà gestire in modo sano, e se si decide di cambiare lo si farebbe per se stessi, e non perchè qualcuno lo ha imposto dall’esterno.

La femminilità può andare oltre la fisicità ? Attraverso cosa ?

Per rispondere a questa domanda sorvolerò sull’idea di raffinatezza e sensualità che solitamente si ritengono appropriate ad una figura femminile, credo piuttosto che ogni singola donna debba andare incontro alle proprie diversità e le propre caratteristiche personali, farle emergere e metterle a disposizione degli altri. Ciò che invece credo ci distingua come donne è qualcosa che va oltre l’estetica, è la capacità di perseverare e superare gli ostacoli che ci troviamo davanti con una forza e un vigore insormontabili, procedendo nelle scelte quotidiane della vita come se non fossimo mai state rifiutate, come se non avessimo mai ricevuto delusioni. E’ questo che ci rende donne.

In che cosa è impegnata attualmente  ?

Sono nel mezzo dell’organizzazione di un grande progetto, in collaborazione con la rivista per cui scrivo, che spero si espanda a livello internazionale; non entro nei dettagli per pura scaramanzia, dico solamente che si tratta del mio personale modo di andare incontro alle mie follower come a tutte le altre ragazze che vorranno unirsi in questa piccola avventura, cercando di trasmettere loro  concretamente il mio messaggio. Nel frattempo affronto ogni giorno diverse esperienze professionali, a breve partirò per una nuova avventura professionale a Chicago, dove ho in programma diversi shooting e pubblicazioni, oltre che una meravigliosa vacanza. 

Cosa sogna per il suo futuro ? 

Al momento, come ho accennato in precedenza, porto avanti il mio lavoro da modella in parallelo agli studi universitari. Se inizialmente questo mio lavoro lo consideravo solo come una piccola esperienza passeggera, con il passare degli anni e con lo sviluppo e la crescita a cui questo mi ha portato, ho maturato l’esigenza di fondere i due percorsi. Spero in futuro quindi di riuscire in questo mio obbiettivo, puntando sempre ai livelli massimi, e di giungere ai traguardi che mi sono predisposta senza alcun rimpianto sul mio passato. Incrocio le dita!

Grazie mille Francesca !  Aspettiamo le novità !